Thérapeute-Coach
Ce qui se joue au bureau a presque toujours commencé ailleurs
« L'entreprise n'est pas une famille — mais on y entre avec la sienne. »
Un cadre compétent qui ne parvient pas à demander ce qu'il vaut. Une équipe où le même conflit revient malgré trois médiations. Un homme licencié il y a quatre ans, réembauché depuis, et qui ne dort toujours pas. Une dirigeante qui n'arrive pas à trancher — et qui sait très bien ce qu'elle devrait faire.
Dans chacune de ces situations, il y a quelque chose qui précède l'organigramme. Une croyance sur ce qu'on a le droit de prendre. Une loyauté silencieuse qui interdit de dépasser. Un choc ancien qui se rejoue avec une précision déconcertante, à la faveur d'un supérieur qui ressemble à quelqu'un d'autre.
Le coaching s'arrête souvent là. Il donne des outils, il améliore la communication, il fixe des objectifs — et tout cela est utile jusqu'au moment où ce qui bloque ne relève plus des compétences.
Cette formation apprend à aller plus loin, et à savoir dans quel cadre le faire.
Ce qu'elle n'est pas
Ce n'est pas une formation au conseil en organisation, ni à la performance, ni au management. Je n'enseigne pas à optimiser une équipe.
Ce n'est pas non plus une initiation : la formation n'enseigne ni la désensibilisation des traumatismes ni la constellation individuelle. Elle suppose ces gestes acquis, et les applique à un terrain.
Deux praticiens, une même impasse
Cette formation réunit deux publics qui ne se ressemblent pas.
Le thérapeute sait descendre au fond d'une histoire. Mais quand la personne en face de lui parle de sa réorganisation, de son directeur, du placard où on l'a mise, il n'a pas de repères sur ce monde-là. Il entend une souffrance ; il ne lit pas le système qui la produit.
Le coach professionnel connaît l'entreprise de l'intérieur — les jeux de pouvoir, ce qui se dit et ce qui ne se dit pas. Mais il bute régulièrement sur un empêchement plus ancien que la fonction, qu'aucun outil de coaching ne dénoue.
Les mettre dans la même salle n'est pas un compromis. C'est le dispositif : chacun apporte ce qui manque à l'autre, et huit jours durant, ils travaillent l'un sur l'autre.
Les deux cadres — et le passage de l'un à l'autre
C'est le cœur de la formation.
En mission, il y a un commanditaire, un objectif, une durée, un tiers qui paie. La personne accompagnée n'est jamais tout à fait seule dans la pièce : l'entreprise est là. Ce cadre permet beaucoup, et interdit certaines choses — on n'ouvre pas un traumatisme d'enfance dans une séance financée par un employeur.
En cabinet, la personne est seule cliente. Le temps n'est pas compté par un contrat de prestation, et tout devient possible, y compris ce qui n'a rien à voir avec le travail.
Entre les deux, il y a un passage. Reconnaître le moment où la demande cesse d'être professionnelle. Savoir le nommer sans effrayer ni recruter. Reformuler un cadre, un contrat, une confidentialité. Ce passage se travaille explicitement pendant la formation — il n'a rien d'évident, et c'est là que se prennent les fautes déontologiques.
Ce que le travail couvre
Le corps au travail et ce qu'il signale avant les mots. La désensibilisation des chocs professionnels — licenciement, mise à l'écart, harcèlement, conflits qui ont laissé une trace. Le deuil d'une fonction, d'un métier, d'une entreprise.
Puis le champ systémique : la relation à la hiérarchie et ce qu'elle rejoue de la figure parentale, la place et la légitimité, le syndrome de l'imposteur, l'autorité qu'on n'ose pas incarner, les conflits d'équipe lus comme des systèmes.
Et enfin les nœuds qui traversent tout le reste : l'argent et le rapport à la valeur, les décisions impossibles à trancher, les scénarios professionnels qui se répètent d'une entreprise à l'autre, et le burnout — qui les rassemble presque tous.
Une ligne à tenir
Tout n'est pas empreinte.
Certaines organisations sont réellement maltraitantes, et un praticien qui ramènerait systématiquement un harcèlement à un nœud transgénérationnel ferait du mal — en plus de rendre un mauvais service à l'entreprise qui l'a mandaté. Savoir distinguer ce qui appartient à la personne de ce qui appartient au système est, dans cette formation, une compétence à part entière. Savoir orienter vers le médecin du travail, le juriste ou le médecin traitant en est une autre.
Pour qui
Des thérapeutes, accompagnants et soignants qui reçoivent en cabinet des personnes dont la difficulté se noue dans le travail.
Des coachs professionnels, consultants et praticiens en organisation qui veulent aller là où leurs outils s'arrêtent — et pouvoir recevoir en cabinet ce qui ne peut pas se traiter en mission.
Prérequis : avoir suivi les formations Désensibilisation des traumatismes et Transgénérationnel et constellation individuelle, ou justifier d'une pratique équivalente. Un entretien préalable permet d'en juger avec vous.
Format
Formation en présentiel de 8 jours — 4 modules de 2 jours, à raison d'un module par mois, à Meximieux (20 min de Lyon). Groupe limité. Apports théoriques, démonstrations en direct, pratique supervisée.
→ Programme détaillé, calendrier, tarifs et inscription
En parler avant de vous engager
Si vous hésitez sur votre parcours — ce que vous avez déjà, ce qui vous manque, par quelle formation commencer —, appelez-moi. Un entretien préalable ne coûte rien et évite souvent une erreur d'orientation.
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